Dub Incorporation se forme en 1997 des amis décide de se réunir autour de la musique , le groupe se forme et est composé de 2 chanteurs a voix tres singulieres et entrainente les influences sont riches et variées : orientale , hip hop , reggae , dub evidemment ...
Puis l'envie d'aller plus loin s'empare du groupe en 1999 sorte leurs album , en 2003 l'album Diversité a un tres grands succes .
INTERVIEW DUB INCORPORATION
Quelles sont les origines musicales de Dub Inc et comment décririez-vous votre style?
C'est assez difficile de nous décrire car il y a beaucoup d'influences et de styles différents dans ce que nous essayons de faire. En tout cas ça reste du reggae "world", mélangé avec ragga et du dancehall. On reste dans l'esprit où chacun peut amener sa touche personnelle comme il le sent
N'est ce pas difficile de composer avec autant d'influences différentes et autant de monde dans le groupe?
Le plus important est de s'écouter les uns les autres. On réussit à tous s'entendre pour que les idées de l'un plaisent aux autres, il y a une forme d'osmose entre nous, c'est ce qui fait la force du groupe.
Seriez-vous prêt à introduire des musiques encore plus traditionnelles dans vos compositions?
Justement dans notre nouveau "set" on commence à le faire, on amène une ambiance plus traditionnelle à un moment du concert. Après c'est suivant les époques et les inspirations; par exemple le premier album était peut être moins reggae et plus "world", le deuxième album plus reggae / new roots. Là on essaie de mettre plus de percussions, de l'accordéon. C'est vraiment suivant les inspirations de chacun, on ne se limite pas.
Est ce que votre public est représentatif des différences culturelles qu'il y a dans Dub Incorporation?
En concert, c'est un public de 15 à 25 ans. Au début, on trouvait que notre public était assez jeune. Mais aux niveaux des origines, cela c'est élargi, on retrouve toutes les origines qu'il y a dans ce pays.
Vous avez participé à la dernière édition du Summerjam, où il y avait aussi Saïan Supa Crew. Comment expliquez-vous le succès de la scène francophone?
En Allemagne cela se passe bien en général, pour ce qui est de Saïan, eux sont de véritables stars là-bas. En fait, on avait déjà fait un concert à Berlin à titre d'expérience. A partir de là notre tourneur s'est dit pourquoi ne pas faire quelques dates en Allemagne car il y a un gros public reggae, c'est un public ouvert. Ils ont bien accroché à notre style, ce qui nous a permis de faire la première partie de Culcha Candela lors de leur tournée. Maintenant on va essayer de s'implanter par nous même. Le reggae se démocratise et s'européanise aussi.
Dans votre dernier album vous avez fait une combinaison avec David Hinds, comment la rencontre s'est elle faite?
C'est parti d'un délire, on avait un featuring de prévu avec le chanteur d'Asian Dub Foundation, mais ça n'a pas pu se faire. Donc, on a proposé David Hinds en rigolant et le producteur (Samuel Keaton) qui était sur place nous a dit que c'était un ami a lui, qu'il n'y avait pas de problème. Il l'a appelé, et deux heures après c'était réglé, il ne restait plus qu'à savoir combien cela allait nous coûter. Ce morceau reflète bien l'esprit Steel Pulse. C'est aussi grâce a Samuel Keaton que l'on a eu Omar Perry.
Est-ce que vous êtes connecté à la scène locale de Grenoble ou Saint Etienne?
En fait, on avait monté un collectif. On avait aussi un sound system qui réunissait quatre membres de Dub Incorporation avec des chanteurs locaux, comme Jah Mic qui sort un album en ce moment. On a aussi organisé des soirées où Dub Inc backait des chanteurs comme Brahim. Cela nous a permis de donner un coup de pouce aux gens que l'on connaissait.
L'autoproduction est elle un choix ou une nécessité?
Les deux, on est dans une logique on l'on veut d'abord consolider notre structure, on a créé un bureau avec un management que l'on finance nous même. On reverse nos royalties dans les associations afin que nos structures soient mieux armées. On fait notre production, notre distribution, et notre promotion... Maintenant on a notre bureau, notre studio. Au début on a galéré, donc ce n'est pas maintenant que l'on est stable que l'on va signer dans une maison de disques. Désormais, on attend les retours sur l'investissement que l'on a pu faire.Quels sont vos projets?
On sort un live le 24 octobre où il y aura un patchwork des différentes dates de la tournée avec un DVD qui comprendra l'intégralité du concert d'Hossegor. Il nous reste aussi à finir la tournée en Allemagne. Après, on va s'accorder une grosse pause, pour bosser sur le futur album et sur divers projets solos...
Tirés du site : http://www.reggae-bordeaux.com